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CR SAINTELYON 2011

Durant toute la semaine d’avant course, j’ai ressenti une douleur gênante au niveau au niveau du muscle abducteur du petit orteil gauche et  je n’ai pas cessé de consulté la météo prévu à Saint-Etienne et  à Lyon  pour la nuit du 3 au 4 décembre 2011 afin de pouvoir avoir le bon équipement.

Dernière prévision :
 
Très nuageux et pluvieux sur l’ensemble du parcours

Ce n’est donc que la veille que j’ai pu finaliser la préparation de mon sac  en y mettant mes Adidas Supernova RIOT3 et en espérant ne rien omettre d’autre. 3 décembre 2011 : Ne voulant pas rater mon train (ce qui est une de mes spécialités depuis le 10km de Paris), je me suis préparé rapidement deux sandwich avant de sauté dans le RER C de 12h04. Par chance, celui-ci était à l’heure, malgré une panne annoncée d’une rame RER sur le même, réseaux et me permet d’arriver en avance à la gare de Lyon. 12h54, départ du TGV pour Lyon Part Dieu dans lequel je suis confortablement installé en 1ère Classe grâce à un billet PREM’S (68€ A/R). Le wagon est plutôt vide pour l’heure, je constate vite qu’il y a d’autres participants de la SAINTELYON dans celui-ci. Le trajet durant 2h, j’en profite pour manger avant de me relaxer et essayer de me reposer en musique. 14h47,  le train arrive à Lyon, j’envoie donc un SMS à Greg_Runner et Djailla de la Runnosphère afin de planifier notre point de rendez-vous. Quelques minutes plus tard, Greg_Runner nous informe que l’on se retrouvera vers 17h au Palais des Sport (lieux de départ des navettes Bus pour Saint Etienne). Je décide alors de  prendre un dernier café avant de faire les rayons de DECATHLON et Go Sport à la recherche en vain d’un poncho de pluie  avant de prendre le métro en direction du Stade Gerland. 16h45, j’ arrive sur place et profite du peu de monde pour acheter mon billet pour la navette en attendant les autres. 17h10, Greg_Runner arrive le premier et nous décidons donc d’attendre Djailla dans le Palais des Sports où se trouve notre future ligne d’arrivée. Autour de 18h  Djailla nous rejoint finalement et nous montons tous les 3 dans le Bus en direction de la ligne de départ après qu’il est pris leur billet. Une pluie fine tombe maintenant depuis plus d’une heure au moment où nous montons dans le fond du bus. Le Bus étant plein, nous voilà parti pour  Saint-Etienne.  Djailla (Bastien) et Greg_Runner profite du trajet pour tenir informé leur follower sur Twitter et Facebook. Une fois arrivés à Saint Eteinne après une bonne heure de trajet, le chauffeur nous informe qu’il est perdu. Heureusement pour nous tous, une personne équipée d’un Iphone lui indique le chemin à suivre afin à bon port (merci Steve Jobs). 19h15, nous voilà donc dans le Parc des Exposition où nous nous  séparons car leurs dossards les attend à un autre endroit que le mien (accréditation Blogger ). Ayant complété mon dossier sur le net, je dois quand même chercher un peu l’endroit où je dois retirer mon dossard vu le manque d’affichage flagrant. Une fois celui-ci en ma possession, je traverse le  Village des Exposants et m’arrête au stand d’OXSITIS pour échanger, comme convenu avec eux, mon mélangeur défectueux. Je rencontre alors le concepteur Fabien ANDRIEUX qui me remets gracieusement le mélangeur V2 ainsi qu’un tube (ayant oublié le mien). J’en profite pour lui signaler un petit souci au niveau du scratche de la sacoche de fixation réglable du kit Sports’n Go. Il me montre alors le nouveau modèle  et m’explique que ce désagrément a était amélioré  en faisant disparaître ce problème

Avec Fabien ANDRIEUX (OXSITIS)

Je testerai donc le mélangeur de boissons énergétiques V2  durant les 68km avec un Climadrink CLIMAT FROID – Miel. Une fois l’échange effectué, je profite d’un endroit au calme, derrière le stand d’OXISTIS, pour me changer et m’équiper pour la course. Une fois préparé, je range, non sans mal, l’ensemble de mes affaires dans mon sac qui est plus que juste. Non loin de là, je vois un coureur mettre des mini-guêtres et en profite pour lui demandé son avis sur ce produit. Il me dit alors que cela lui empêche d’avoir des corps étrangers (cailloux, sable…) dans ses chaussures et en est très satisfait (le hasard me fera le recroisé et il me dira que cela n’est pas efficace pour de tel condition).  Etant habillé, je décide de vérifier mon équipement (gel,barre énergétique, pile…) et constate que je n’ai plus mon portable. Je me retrouve donc à vider mon sac et commence à chercher celui-ci sans succès.  Mon voisin me propose alors de m’appeler afin de m’aider dans ma recherche et je fini par retrouver celui-ci au fond de ma chaussure où il était accidentellement tombé de ma poche. Une fois en mains, je constate que Greg-runner a essayé à plusieurs reprise de me joindre pour que l’on se retrouve pour manger ensemble et aussi pour m’informer que Kilian Jornet dédicace son livre « COURIR OU MOURIR« . Je le rappelle donc afin de voir avec lui la suite. Il m’annonce qu’il a déjà mangé et qu’il va à présent essayer de se reposer avant le départ. Je dépose mon sac au bus et  me rends  seul à la Pasta Party afin de manger une barquette de pâte. Cela fait, je commence à chercher un endroit où me poser dans le Hall B du Parc Expo.  J’aperçois alors Greg-runner, reconnaissable de loin avec son sweat-shirt de la Runnosphère, qui est en train de dialoguer avec Adrien (que j’ai rencontré lors de la Pasta Running Party #16). En parlant avec lui, nous constatons qu’il possède une frontale peu adapté pour l’épreuve. Agnès  de Team-Outdoor m’ayant prêté sa PETZL MYO XP, je lui confie ma PETZL TIKKA 2 XP que j’avais prise en secours. Un peu plus tard, Djailla nous rejoint et nous présente JC alors qu‘Adrien nous quitte pour rejoindre ces amis avec qui il fera la course. 23h, les organisateurs invitent l’ensemble des participants à se regrouper devant le Hall afin  de rendre tous ensemble sur la ligne de départ.  Afin de ne pas perdre de temps, je leur indique où ils doivent déposer leurs sacs avant que nous rejoignons « la meute » sous une pluie fine qui ne cesses de tomber depuis la fin de l’après midi. Après environs 15 minutes de marche, nous nous retrouvons à environ 500 mètres de l’arche de départ.  C’est le moment que choisi Greg-runnerpour immortaliser ce moment.

JC, Greg-runner, myself & Djailla (Photo ®Greg-runner.com)

Djailla informe Greg-runner que djozikian  est situé à 300 mètres de nous en étant reconnaissable avec une lampe de signalement rouge (style PETZL SIGNAL) sur l’arrière de leur tête.  Ne pouvant pas les rejoindre, Greg propose que nous essayons de les rattraper après le départ. 4 décembre 2011 : 0h00, le départ est donné, nous franchisons ensemble la ligne de départ 4 minutes plus tard entre membre de la Runnosphère avant de nous séparer en deux groupes aux bout des premier kilomètres.  Djailla et JC partant pour 9h, je reste avec Greg qui à pour objectif de finir en 8h. Je vérifie notre allure afin de voir si nous ne sommes pas trop rapides par rapport à son estimation. Il m’informe que nous allons essayer  de rejoindre djozikian et faire la course avec eux. Je commence donc avec lui à scruté toute les lueur rouge sur les  participants. Dès que nous en repérons une, nous nous faufilons  et progressons dans la « masse » dans l’espoir de les rejoindre. Après plusieurs échec, j’informe Greg que je préfère ralentir afin de me recaler sur un rythme plus adapté pour moi. Nous nous séparons donc dans le Km7 et laisse faire cavalier seul dans sa quête. La cadence du début étant un peu élevée pour moi sur cette distance, je ralentis pour me remettre sur un rythme plus adapté pour moi. Les premiers kilomètres sont sur route. Plus nous avançons, plus les rues deviennent étroite. Au km10, nous aboutissons sur des chemins rendus boueux par la pluie et le passage des 2997 concurrents qui me précèdent. Me voilà enfin dans la partie Trail et ne regrette pas mon choix de chaussure même si j’avais un doute sur les premiers kilomètres. Les Adidas Supernova RIOT 3  m’assurent une bonne accroche dans ce sol rendu gras et glissant par la boue. Les premières montées me font ressentir mon manque de travail en côte. AU Km13, peu avant le « Col de la Gachet », je décide de marcher dans les montés afin de garder mes forces et de rattraper mon temps perdu dans les descentes. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Une fois le col passé, la « chaîne humaine » se remet à courir de nouveau. Beaucoup de coureurs glissent, l’un d’eux se raccroche de justesse à mon bras droit et évite ainsi de chuter. Les lueurs des frontales ressemblent à une rivière de lumière. Etant absorbé par ce spectacle, je finis par négliger mes appuis et par me tordre la cheville gauche. Je m’arrête alors sur le côté pour profiter de ces lumières et prendre une photo avant de retourner à ma course.  Malgré la nuit et la fraîcheur,  je pense régulièrement à m’hydrater en variant eau et boisson énergisante en tournant simplement la mollette de mon mélangeur V2 d’Oxistis. Km15, j’amorce la descente sur le premier ravito de St Christo en Jarez où il va être difficile de se faufiler et décide donc de ne pas m’y arrêter. Je prends alors ma MULE BAR® Strudel et en mange la moiter par petit morceau avant de la remettre dans ma poche latérale arrière de mon maillot Evolutiv Kalenji et me réhydrate. Je fais ma course en gardant en tête mon objectif qui est d’être « finisher« . Les dénivelées positives et négatives dans un sol quasi impraticable où je progresse en veillant à mes appuis. 2h58,  j’arrive  sur le second ravito de Moreau en étant toujours 2998ème,  je ne ressens toujours pas de besoin de manger ni m’hydrater. Du thé étant proposé, je prends quelques minutes pour en boire un gobelet et me rends compte qu’il y a déjà des blessés au point de secours. Voyant cela, je ne reste pas plus longtemps et reprends mon chemin  en me faufilant de temps à autre. Un homme devant moi risque alors de m’emporter avec lui dans sa chute mais réussit à se stabiliser. Le sol glisse beaucoup dans cette section, je passe donc ma frontale PETZL MYO XP (merci Agnès) sous la visière de ma casquette afin de mettre le faisceau lumineux plus proche. Cela ne suffit pas  à distinguer une zone plus boueuse dans laquelle je me retords la cheville et tape en prime une pierre (au niveau du gros orteil). La douleur reste encore supportable même si cela me gêne un peu sur mes appuis. Les kilomètres  s’additionnent en même temps que les les participants s’éparpillent laissent disparaître la farandole de lumière. Je commence a sentir une gène au niveau de l’estomac causée à mon avis par le thé qui était trop sucré à mon goût. Je m’arrête alors un instant, le temps que cela passe un peu, puis me remets à trottiner.  J’aborde au km26 la descente du Bois d’Arfeuille plus que « casse gueule » par cette météo. Ni une, ni deux, mon pieds gauche glisse et je retape une pierre. Mon pieds commence de plus en plus à me faire souffrir. Malgré la douleur, je ne peux pas en rester là.  Je marche sur le reste de la descente pour aboutir au ravito de Sainte Catherine à 3h54 en me retrouvant 3410èmes. Cette fois-ci, je prends seulement un peu de saucisson accompagné d’une soupe. C’est alors que je reconnais Gioa de la Runnosphère grâce à sa balise GPS (remise lors de la Pasta Party Running 16).  Après avoir échangé sur notre début de course, nous décidons de continuer ensemble sur une allure modérée. Lors des montées, nous marchons sur mon initiative puis accélérons dans les descentes jusqu’à je me torde pour la 3ème fois la cheville (jamais 2 sans 3 me direz-vous). Je sens alors que la ligne d’arrivée sera longue à atteindre. Giao décide cependant de m’accompagner et m’indique ne pas être là pour le chrono. Nous restons ensemble et j’essaye de temps à autre de courir un peu. Km51, je le laisse partir devant pour finalement le rejoindre 6 km plus loin au ravito de Beaunant où il m’attends. Je suis alors 3674ème. Après bref instant d’arrêt, nous quittons ensemble ce dernier ravito sur une allure de footing. Voyant que je le freine, je l’invite à finir sa course à son rythme dès le début de la  fameuse côte des ACQUEDUCS DE BEAU NANT (sublime ouvrage Gallo Romain). Je me retrouve de nouveau seul, je gère mon allure en variant entre marche active et course. Depuis le début, des gens sont sur le bord du parcours et encouragent les participants que nous sommes. Cela m’aide à tenir sur ces derniers kilomètres de bitume. Lors de la traversée de SAINTE-FOY, ma cheville me fait souffrir dans l‘Avenue Valioud, descente finale sur Lyon, j’essaye de ne pas marcher afin de profiter de celle-ci tout en restant sur le trottoir (comme indique les panneaux).  Un volontaire assurant la circulation nous informe que nous sommes proches de la fin. Le pont Kitchener Marchand annonce les derniers kilomètres. 10h45 passage au dernier point de contrôle, je suis 3719.C’est quasiment plats, dès que je tente de courir ma cheville me fait souffrir. Le bord de La Saône  paraissent interminables. A l’embouchure avec Le Rhône, je croise un coureur qui marche comme moi et qui semble être à bout. Je commence alors à parler avec  lui et il m’indique que ces deux fils l’attentent à l’arrivée. 800m de la fin, je l’invite à finir en courant. Je pense alors finir en marchant et je me laisse alors porter par les encouragements d’inconnus. Je trottine sur les 400m et passe la ligne d’arrivée après 11h38 de course.

Je suis content malgré les 3h de plus qu’estimé, j’aurais préférer arrivé au coté de Greg qui a su respecter son objectif. Le principale pour moi est d’être finisher et obtient ainsi mon point nécessaire pour me pré-inscrire à la CCC® 2012

Remerciements

Team Outdoor pour les conseils et les tests de matériel, Agnès pour son prêt de sa PETZL MYO XP
La runnosphère qui permet de faire de belles rencontres et d’être entouré jusqu’au départ.
Greg, Djalla et JC  mes compagnons de galère.

Pour revivre l’édition 2011 :

– reportage sur rhonealpes.fr
Bref de Greg-runner
– Blog de Djailla
– Blog de Giao (à venir)

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